« Dernières Nouvelles du martin-pêcheur » de Bernard Chambaz : Portrait de père à l’enfant

Récit d’une traversée des États-Unis à vélo, *Dernières Nouvelles du martin-pêcheur* est aussi un hymne au dialogue. Entre morts et vivants, entre figures historiques, entre Bernard Chambaz et son fils décédé il y a dix-neuf ans.

Anaïs Heluin  • 30 janvier 2014 abonné·es

«Il n’y a pas de soleil sans ombre, et il faut connaître sa nuit », dit Bernard Chambaz, tout au long de ses Dernières Nouvelles du martin-pêcheur. « Du simple sentiment de la vie, il résulte la possibilité d’être joyeux. Le deuil est compatible avec la joie », écrit par exemple le romancier-Sysiphe qui, de livre en livre, poursuit le même fantôme. Celui de Martin, son fils décédé il y a dix-neuf ans. Cette fois, c’est à bicyclette qu’il a décidé de partir à la rencontre de son enfant. Ou plutôt des souvenirs que lui a laissés son garçon disparu beaucoup trop tôt. Comme pour éprouver l’absurde décrit par Albert Camus dans son Mythe de Sisyphe,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Littérature
Temps de lecture : 4 minutes