Gramsci et la Bretagne

En se mêlant de la lutte de Notre-Dame-des-Landes, le bloc patronal des bonnets rouges risque de se prendre un râteau.

Alain Lipietz  • 9 janvier 2014 abonné·es

Ainsi, le maire de Carhaix, leader des « bonnets rouges », appelle avec nous à la grande manif contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 22 février ! Je m’étais déjà étonné que le NPA ou l’Union démocratique bretonne (UDB) se joignent aux manifs des bonnets rouges, rassemblant, contre la taxe poids lourds, patrons de l’agroalimentaire ou de la distribution et syndicalistes de la FNSEA et de Force ouvrière, tandis que la CGT, la CFDT et la Confédération paysanne, majoritaires chez les travailleurs de Bretagne, manifestaient ailleurs… Pour désintriquer une telle confusion, il faut revenir à la théorie de « l’hégémonie » produite par le marxiste italien Antonio Gramsci, dans les années 1930. Pour lui, le pouvoir des classes dominantes ne repose pas principalement sur la coercition, mais sur la capacité de

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