La démocratie en piteux état

On ne prêterait guère attention aux escapades présidentielles s’il n’était pas surtout paru infidèle à sa parole politique.

Denis Sieffert  • 16 janvier 2014 abonné·es

En 48 heures, et en attendant la conférence de presse de François Hollande, nous sommes donc passés de la nauséabonde affaire Dieudonné à une histoire de coucherie présidentielle. Malgré le talent de certains de nos confrères pour transformer des sujets médiocres en vastes (et passionnants) débats de société – « où commence et où finit la liberté d’expression ? » ; « un président de la République a-t-il droit à une vie privée ? » –, cela n’est pas fait pour améliorer la relation des Français avec le personnel politique. Car on n’empêchera pas nos concitoyens de retenir de ces épisodes l’impression diffuse d’une grave crise morale, sur fond de paysage politico-social sinistré. Si on ajoute à cela la trahison de

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes