Le marché du non-emploi
Les moyens manquent pour Pôle emploi et le système d’assurance chômage. Conséquence, de plus en plus de prestations sont sous-traitées au secteur privé, coûteux et peu efficace.
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«L ors de son rendez-vous, je dis au chômeur que je n’ai pas le temps de le recevoir et je lui propose de rencontrer un cabinet privé. Je vais donc faire une lettre de commande et prendre contact avec ce cabinet. Le rendez-vous sera facturé 800 euros à Pôle emploi. En cas de retour à l’emploi de plus de trois mois, six mois ou en CDI, une prime sera versée », raconte Jean-Charles Steyger, conseiller à l’emploi à Nantes et délégué national du SNU Pôle emploi. Les entreprises concernées par ce genre de prestations sont des mastodontes comme Altedia, Sodie, Adecco, Ingeus, Manpower, Randstad, des opérateurs privés spécialisés dans le reclassement, l’accompagnement de chômeurs et l’intérim. De nouveaux opérateurs locaux ont aussi fait leur apparition, décrochant des appels d’offres et des prestations aux tarifs variables selon les régions.
En outre, les démarches du demandeur passent non seulement par Pôle-emploi.fr mais aussi par des sites Internet de recherche d’emploi comme Indeed, Leboncoin, Monster, Cadremploi, Meteojob, Doyoubuzz, etc. Ces entreprises se taillent la part du lion dans le marché des prestations de services aux chômeurs. Au point que « Pôle emploi a mis en place un système agrégeant tous les opérateurs de la recherche d’emploi, poursuit
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