Printemps français : Béatrice Bourges ne craint (toujours pas) le ridicule

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Une destitution de François Hollande ? Béatrice Bourges, l'exige, et pour cela, elle n'hésitera pas à se mettre en grève de la faim.

L’annonce a été faite à l’issue de la manifestation anti-Hollande, ce «Jour de colère» qui a réuni pêle-mêle marcheurs de la Manif’ pour tous, groupuscules d’extrême-droite, adeptes de la quenelle, identitaires et intégristes catholiques.

Illustration - Printemps français : Béatrice Bourges ne craint (toujours pas) le ridicule - Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français, lors de l'université d'été des anti-mariage homosexuel, le 26 août 2013 (AFP/JEAN-FRANCOIS MONIER)La porte-parole du Printemps français, frange radicalisée de la Manif’ pour tous, demande que le parlement entame une procédure de destitution de François Hollande, «au nom de son impopularité et de son incapacité à gouverner» . Et tant que la procédure ne sera pas lancée, Béatrice Bourges déclare qu'elle ne mangera pas.

Le problème, c’est que la procédure de destitution à laquelle Béatrice Bourges fait référence, ne peut être lancée.

D'une part, l’article 68 de la Constitution déclare que «le président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat.» Ce que «l’impopularité» n’est pas.

D'autre part, cet article, modifié en 2007, ne peut pas être appliqué pour le moment, selon le constitutionnaliste Didier Maus interrogé par l’Express, car la loi organique nécessaire à son application n’a jamais été votée.

Béatrice Bourges peut attendre longtemps.


Photo : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.