Faux tracts : Marine Le Pen en procès aujourd’hui à Béthune

Michel Soudais  • 6 février 2014 abonné·es

Après quatre renvois, le procès engagé par Jean-Luc Mélenchon contre la présidente du Front national pour diffusion d'un faux tract[^2] lors de la campagne législative dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais doit enfin être jugé sur le tribunal correctionnel de Béthune, cet après-midi. Deux militants locaux du parti d'extrême droite sont également cités à comparaître dans cette procédure par citation directe. Il leur est reproché, ainsi qu'à Marine Le Pen, qui était candidate dans cette circonscription, une « manœuvre frauduleuse » au sens de l'article L97 du code électoral et la publication d'un montage sans le consentement de l'intéressé (article 226-8 du code pénal). Ces délits sont passibles d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, ainsi que d'une peine complémentaire de privation des droits civiques, autrement dit d'inéligibilité.

Selon son avocat, Me Wallerand de Saint-Just , Marine Le Pen s'estime « pas vraiment concernée par cette affaire » et devrait être absente de ce procès. Alors qu'elle avait déclaré à deux reprises, sur Canal + et sur France 3 Nord-Pas-de-Calais « assumer totalement ce tract » , quelques jours avant le premier tour des législatives, la présidente du FN tente aujourd'hui de se soustraire à ses responsabilités. Après avoir initié en vain une procédure dilatoire, sa défense voudrait faire croire que ses revendications sur les plateaux de télé ne

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 3 minutes

Pour aller plus loin…

Municipales : à Limoges, chronique d’une défaite
Reportage 25 mars 2026 abonné·es

Municipales : à Limoges, chronique d’une défaite

À Limoges, la victoire a, pour la troisième fois d’affilée, échappé à la gauche lors du scrutin municipal. Une déception d’autant plus forte qu’insoumis, socialistes, écologistes et communistes s’étaient décidés à partir main dans la main pour ce second tour.
Par Alix Garcia
Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »
Entretien 24 mars 2026 abonné·es

Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »

De la vague verte des municipales de 2020 il ne reste que l’écume. Le second tour des municipales a été une douche froide pour Les Écologistes avec la perte des plus grandes villes, sauf Lyon, et peu de conquêtes. La secrétaire nationale du parti confie sa déception et fustige les divisions de la gauche, sans remettre en cause l’idée d’une primaire de la gauche hors LFI pour 2027. 
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
Municipales : le grand flou à gauche
Analyse 24 mars 2026 abonné·es

Municipales : le grand flou à gauche

Socialistes, Écologistes, insoumis et communistes ont souvent perdu, parfois gagné des villes. Et un an avant la présidentielle, la guerre des gauches reprend de plus belle.
Par Lucas Sarafian
À Bobigny, « on vote aussi par logique de survie sociale »
Récit 24 mars 2026 abonné·es

À Bobigny, « on vote aussi par logique de survie sociale »

Dans la ville de Seine-Saint-Denis, le maire sortant de gauche, Abdel Sadi, conserve son fauteuil face à une alliance centriste. Une victoire serrée et marquée par de fortes polarisations où la défiance des habitant·es et les divisions locales restent des enjeux majeurs pour l’avenir de la ville.
Par Kamélia Ouaïssa