Finances locales : Ces maires qui jettent l’écharpe

Le bouleversement territorial engagé par le gouvernement met à mal les moyens des petites communes. De nombreux édiles renoncent à se représenter, pris en étau entre les demandes de leurs administrés et une réduction drastique des budgets publics.

Thierry Brun  • 6 février 2014 abonné·es

Les temps sont durs pour les maires, en particuliers ceux des villes de taille modeste, souvent situées en milieu rural. Jean-Marie Darmian, maire de Créon, commune de 4 200 âmes située à quelques encablures de Bordeaux, a jeté l’éponge. « Les finances locales, c’est la raison pour laquelle je ne me représente pas ! Je viens de rédiger la charte d’engagements réciproques entre l’État, les collectivités et les associations : cela va être une catastrophe pour la gestion créonnaise », lance ce socialiste élu depuis 1983, qui a engagé sa commune dans une « autogestion associative » .

Vice-président chargé des finances au conseil général de la Gironde et secrétaire général adjoint de l’Association des maires de France (AMF), Jean-Marie Darmian explique qu’il n’est pas le seul dans cette situation : « Dans mon canton, le plus grand de France en nombre de communes, 55 % des maires arrêtent ! Les élus sont pris dans un étau avec, d’un côté, les revendications permanentes des électeurs –  trottoirs, routes, crédits, subventions, équipements structurants, logements, éducation, culture, sport, etc.  – et, de l’autre, une restriction rapide et féroce de leurs moyens financiers.   » Sans parler du ras-le-bol fiscal : «  Augmenter les impôts locaux ? Les élus se feront écharper par les contribuables ! Si je veux répondre à l’attente de mes concitoyens, je n’ai que la solution de l’endettement !  », réplique l’élu. Un document

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Politique
Temps de lecture : 7 minutes

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