IVG : des Espagnoles enregistrent leur corps comme propriété privée
Pour protester contre le projet de loi Gallardon restreignant l’avortement , des Espagnoles ont fait enregistrer leur corps comme bien mobilier, rapporte le site féministe suisse l’Émilie.
Elles sont plusieurs centaines à s’être rendues au Registro Marcantil de Bienes Muebles (registre commercial des biens mobiliers) pour enregistrer leur corps comme propriété privée. L’enjeu est symbolique : affirmer leur refus de ce projet de loi qui vise à presque supprimer le droit à l’avortement.
« Nous voulons affirmer de façon officielle que notre corps nous appartient » , explique l’artiste féministe engagée Yolanda Dominguez à l’Émilie. C’est elle qui a invité les femmes sur Twitter à faire enregistrer leur corps comme une marchandise afin de le protéger comme tel. Ainsi, elle espère que cette démarche crée un précédent
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