Quand les villes veulent des champs

De plus en plus de municipalités tentent de maintenir les paysans proches des agglomérations, pour améliorer l’alimentation, favoriser l’emploi local et limiter le bétonnage. Un enjeu électoral.

Patrick Piro  • 20 février 2014 abonné·es

Loos-en-Gohelle, ancienne cité minière du Pas-de-Calais, 7 000 habitants, ses terrils en surplomb et… son agriculture, 800 hectares dédiés à la production intensive de céréales et de betteraves pour l’industrie agroalimentaire. Il y a trois ans, saisissant l’occasion de la cessation d’activité d’un exploitant, la commune signe un protocole pour gérer ses 15 hectares. L’appel à projets stipule que les agriculteurs installés devront convertir les terres en bio. La tension monte : des agriculteurs loosois auraient bien agrandi leur exploitation à l’occasion… Neuf d’entre eux, sur les seize que compte la commune, se porteront néanmoins candidats. Quatre sont retenus, ajoutant plus de 25 hectares au projet de relocalisation de la production alimentaire, absorbée par la restauration collective. Car la municipalité a modifié le cahier des charges des fournisseurs des cantines scolaires. « On y mange aujourd’hui bio à 100 % », affirme le maire Jean-François

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Écologie
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