Gaz de schiste : la brèche ukrainienne

La menace russe sur l’approvisionnement de l’Union européenne en gaz naturel donne des arguments aux partisans du recours aux hydrocarbures non conventionnels.

Patrick Piro  • 17 avril 2014 abonné·es

C’est une vieille crainte européenne que ravive la crise ukrainienne depuis des semaines : et si Moscou, maîtresse d’une grande partie des livraisons de gaz naturel à l’Union, lui fermait le robinet en représailles au soutien qu’elle apporte au nouveau régime de Kiev ? La menace, bien que peu crédible (voir p. 7), n’en a pas moins rapidement alimenté les débats sur les possibles parades. Et, de Bruxelles à Strasbourg, de Washington à Berlin et peut-être bientôt à Paris, c’est le retour des spéculations sur l’atout présumé des hydrocarbures non conventionnels : le gaz de schiste, en passe d’émerger comme un efficace remède anti-Poutine…

Dans le bras de fer que se livrent la Russie et les puissances occidentales pour affirmer leur influence sur l’Ukraine, l’argument énergétique est manipulé sous toutes ses formes. Tout d’abord, il s’agit

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