Le mot à ne pas prononcer

La mission dévolue au nouvel hôte de Matignon consistait à s’adresser en même temps à deux publics aux intérêts parfaitement opposés.

Denis Sieffert  • 9 avril 2014 abonné·es

De nos jours, un discours de politique générale est un exercice surtout formel. Et il ne faut pas voir là seulement un effet de la société du spectacle, c’est une donnée politique de base. Une façon de prendre acte d’une certaine impuissance. Mardi, on a donc d’abord jugé Manuel Valls à son aisance, à son timbre de voix, à sa résistance à l’émotion. Sur ce plan, il faut le dire, le nouveau Premier ministre a rempli son contrat, en bon professionnel qu’il est. Avec un petit supplément d’âme quand il a évoqué son passé de jeune immigré fasciné par la France républicaine. Non sans avoir auparavant fait allégeance aux institutions. Pas sûr que cette profession de foi toute jacobine rassure la jeunesse immigrée d’aujourd’hui. Certes, le pilote ne changera pas de cap,

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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