Les femmes, doublement esclaves

Dans la Traversée aux disparus, Eva Doumbia retrace la mémoire de l’esclavage sur plusieurs générations en s’appuyant sur les textes de trois auteures.

Gilles Costaz  • 24 avril 2014 abonné·es

Ya-t-il une culture noire en France ? demande Sylvie Chalaye dans l’ouvrage collectif [^2] qu’elle a dirigé et qui est un remarquable tableau d’un théâtre de la diversité (avec toutes ses différences). À Marseille, la compagnie La Part du pauvre, que dirige Eva Doumbia, se consacre à des créations tournées vers la face cachée de la France – ses Noirs – et le monde afro-antillais. Sa prochaine pièce, la Traversée aux disparus, part de ce terrible constat : des millions de personnes ne connaîtront jamais leur généalogie car l’esclavage a laminé leur famille et toute trace.

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Théâtre
Temps de lecture : 4 minutes