Une France des collectivités locales en compétition
Fusions, absorptions, rationalisation et rentabilité sont les maîtres mots d’une réforme territoriale qui revient sur des votes, parfois récents, de la gauche.
dans l’hebdo N° 1299 Acheter ce numéro
Si Manuel Valls voulait frapper les esprits, c’est réussi. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a joué de l’effet de surprise pour annoncer, en trois minutes chrono, « quatre changements majeurs » destinés à en finir avec le « millefeuille territorial » : la réduction de moitié du nombre des Régions dès 2017, la refonte de la carte des intercommunalités au 1er janvier 2018, la stricte clarification des compétences entre Régions et départements, et pour finir la suppression des conseils départementaux en 2021. La méthode est radicale et il n’est pas exagéré de parler d’un « big-bang » territorial. Elle est aussi brutale. Le socialiste Claudy Lebreton, président de l’Assemblée des départements de France (ADF), s’est aussitôt dit « abasourdi ». Et pour cause, ces annonces n’ont été précédées d’aucun échange avec les associations d’élus concernés. Pas plus, semble-t-il, avec les présidents des groupes parlementaires reçus la
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