Nous ne sommes pas des eurosceptiques !

On voit où peut conduire la course à la croissance quand cet impératif abolit tout autre critère.

Denis Sieffert  • 22 mai 2014 abonné·es

Le mot revient dans tous les commentaires : « Eurosceptiques ». Si on en croit les plus fins analystes, ces nouveaux barbares, à la façon des Huns, seraient sur le point de conquérir l’Europe pour mieux la dévaster. Une fois de plus, il faut se méfier des formules qui finissent par tinter trop plaisamment à nos oreilles. L’expression n’est pas dépourvue de sous-entendus. C’est un fourre-tout qui permet d’amalgamer grossièrement gauche écologique et sociale et extrême droite, Européens critiques et souverainistes, antilibéraux et nationalistes, et de mêler électeurs et abstentionnistes. Si on voulait faire un petit détour par les Grecs – les Anciens, pas Alexis Tsipras ! –, on pourrait même rappeler que les sceptiques étaient ces philosophes qui croyaient qu’on ne pouvait pas savoir.

Transposé à la réalité

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes