De Gabin à l’égoïste
Longtemps figure héroïque et respectée, le cheminot voit son image se dégrader quand le libéralisme monte en puissance.
dans l’hebdo N° 1309 Acheter ce numéro

Les cheminots ont-ils toujours été d’abominables grévistes ? Oui, si l’on en juge par la longue histoire d’amour qui unit les mots « cheminots » et « grève ». La preuve, on trouve la première occurrence du mot « cheminot » dans un journal ouvrier à l’occasion de la grève d’octobre 1898. Un siècle plus tard, en 1987, l’expression « grève des cheminots » apparaît dans le Petit Robert à l’entrée « cheminot ». Juste retour des choses, en 1995, elle apparaîtra à l’entrée du mot… « grève » [1]. C’est dire si, dans l’imaginaire collectif français, l’image du cheminot forcément gréviste (et inversement) a la vie dure !
La représentation du travailleur du rail n’en a pas moins fluctué au long de l’histoire. Des premières compagnies ferroviaires jusqu’à la Libération, le cheminot a
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Derrière la « ferme France », la volonté d’asphyxier la paysannerie
Extrême droite armée, police peu réactive… Après la mort de Quentin Deranque, des faits et des questions
Gisèle Pelicot, le déni dans la joie