Les cent jours d’Éric Piolle
Après des premières mesures symboliques, la nouvelle municipalité grenobloise, alliant EELV, Parti de gauche et citoyens, entre dans le vif du sujet. Avec d’importantes décisions sur le budget et l’urbanisme.
dans l’hebdo N° 1309 Acheter ce numéro

« On s’est quittés le 28 mars avec des seaux de colle et des affiches. Deux jours plus tard, nous accédions à la charge des affaires de la ville », raconte Alain Denoyelle, l’air songeur. Il est encore sous le coup du vertige de la victoire, le 30 mars, de la liste menée par l’écologiste Éric Piolle à la tête d’une coalition entre EELV, le Parti de gauche, l’Association démocratie écologie solidarité (Ades) et le mouvement Réseau citoyen. La nuit tombe sur la terrasse du café. Le nouvel adjoint à l’action sociale s’excuse de n’avoir pu se libérer plus tôt. Il se coltine, pour son premier engagement politique, l’énorme centre communal d’action sociale (CCAS) de Grenoble – 1 400 agents, plus de 60 millions d’euros de budget. « Est-ce la fonction ou le désir de s’impliquer à tous les niveaux ? Nous intervenons sur la politique, le terrain, les institutions. Il faut intégrer tous ces niveaux de complexité, tout en conservant du temps pour la réflexion. » Alain Denoyelle veut passer à mi-temps à l’école d’ingénieur où il enseigne. Il n’est pas le seul à envisager de réduire la voilure professionnelle. C’est le cas de Kheira Capdepon, adjointe aux personnes âgées et à la politique intergénérationnelle, employée d’une cantine scolaire de la ville. Retraité, Sadok Bouzaiene n’a pas ce problème.
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