La bourde de Hollande
Le système s’articule sur une série d’interdits. Ce n’est pas un conflit « colonial ». À Gaza, il n’y a pas de « blocus ». Et, en face, ce sont des « terroristes ».
dans l’hebdo N° 1312 Acheter ce numéro

Le langage diplomatique est pourtant assez riche en litotes et autres circonlocutions pour qu’un homme politique d’expérience ne trébuche pas sur un dossier aussi ancien – hélas – que le conflit israélo-palestinien. Trébucher, c’est pourtant ce qui est arrivé, le 9 juillet, à François Hollande. Au soir des premiers bombardements sur Gaza, il a cru devoir assurer de sa « solidarité » le Premier ministre israélien, sans un mot pour les civils palestiniens morts le jour même. Faut-il que le sujet soit chez lui passionnel pour qu’il en oublie ainsi « la position traditionnelle de la France » et les obligations de sa fonction ? Le trouble a été perceptible une seconde fois, lundi, lorsque le journaliste Gilles Bouleau, préposé à l’interview du 14 Juillet, l’a interrogé sur ce qu’il faut bien appeler une énorme bourde. « Ce que j’ai dit… », a répondu
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