Un conflit toujours central
Il n’y a pas de conflits qui se règlent par magie simplement parce que les pays occidentaux en nient l’existence. Ils ne disparaissent pas. Ils se transforment.
dans l’hebdo N° 1311 Acheter ce numéro

Le conflit israélo-palestinien est ce qu’on appelle un conflit « de basse intensité ». Assez souvent, il s’efface derrière une autre actualité, encore plus sanglante. On aurait alors tendance à l’oublier. Voire même, pour les plus naïfs, ou les plus perfides, à le croire réglé faute de combattants côté palestinien. Mortelle illusion ! Car les Palestiniens, eux, ne l’oublient jamais. Comment l’oublieraient-ils alors que les colonies empiètent toujours plus sur leurs terres, que leurs maisons sont détruites et que l’arbitraire administratif et militaire entrave leurs faits et gestes ? Comment les habitants de Gaza, étouffés depuis sept ans par le blocus israélien, pourraient-ils l’oublier ? Une autre erreur est d’en sous-estimer la portée symbolique, et même la centralité politique. Deux choses qui ne se mesurent ni au nombre de
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