Ces jihadistes, nos enfants

Il est urgent d’interroger une société incapable d’offrir un idéal collectif et qui, au contraire, sacralise la concurrence et la réussite personnelle.

Denis Sieffert  • 27 novembre 2014 abonné·es

C’est une vieille habitude de nos sociétés que de toujours chercher ailleurs les causes de leurs tourments. Tout bon ministre de l’Intérieur sait cela. Le péril vient de l’étranger. Naturellement, cette affaire de « jihadistes français » n’a pas échappé à la règle. Si les « jihadistes » sont français, les causes du mal, elles, nous seraient étrangères. Elles seraient aussi éloignées de nous que possible, par la géographie, par l’histoire, par la religion, par les mœurs. Sans parler de cette arabité avec laquelle une certaine France, empuantie de remugles coloniaux, croit toujours avoir un vieux compte à régler. Or, voilà que nous découvrons que quelques-uns de ces jeunes gens qui rejoignent la Syrie ou l’Irak « ont les yeux bleus », comme on dit, en croyant hypocritement déjouer

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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