Jean-Pierre Mignard: un dangereux apôtre de l’UMPS

Michel Soudais  • 3 novembre 2014 abonné·es
Jean-Pierre Mignard: un dangereux apôtre de l’UMPS

Plus fort que Manuel Valls , Jean-Pierre Mignard, le président de la Haute autorité du PS, appelle, dans un entretien au Figaro , les élus de gauche et de droite à former une « coalition » . Comme le Premier ministre l'avait dit à L'Obs , il estime que François Hollande a « commis une erreur » en n'invitant pas François Bayrou dans la majorité. Mais l'ancien président de Désirs d'avenir va plus loin en traçant le projet politique d'une große Koalition à l'allemande : « Le pays ne peut plus se payer le luxe de la division. (…) Il faut converger et se rassembler avec les valeurs qui nous unissent : les alliances militaires, l'euro, la Convention européenne des droits de l'Homme. Le programme économique et social n'est, lui, qu'une question de curseur entre la gauche et la droite. Cette coalition peut rassembler 60 % des électeurs. Je suis formel : droite et gauche ne peuvent plus régler les problèmes l'un sans l'autre. »

A trois jours de l'intervention télévisée du président de la République , cet appel de l'un de ses plus anciens amis personnel et politique, pourra ressembler

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 3 minutes

Pour aller plus loin…

« Nous utiliserons tous les moyens parlementaires pour que la loi Yadan soit rejetée »
Entretien 15 avril 2026

« Nous utiliserons tous les moyens parlementaires pour que la loi Yadan soit rejetée »

La députée LFI Gabrielle Cathala, désignée cheffe de file contre la proposition de loi de Caroline Yadan, explique comment son groupe entend combattre le texte dans l’hémicycle.
Par Hugo Boursier
Dix ans de Macronie : du « en même temps » à l’impasse
Analyse 15 avril 2026 abonné·es

Dix ans de Macronie : du « en même temps » à l’impasse

Né en 2016 de la promesse de dépasser les clivages et de réinventer la vie politique, le macronisme a rapidement conquis le pouvoir. Dix ans plus tard, entre virage assumé à droite, fractures internes et absence d’ancrage, le mouvement apparaît affaibli, tandis que les lignes partisanes qu’il prétendait abolir ressurgissent avec force.
Par Alix Garcia
« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian