Mais de quoi se mêlent-ils ?

Voyant s’approcher le « risque » que Syriza prenne le pouvoir en Grèce, Bruxelles se mobilise.

Politis  • 18 décembre 2014
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Branle-bas de combat ! Voyant s’approcher le « risque » que Syriza prenne le pouvoir en Grèce, Bruxelles se mobilise. Le résultat de l’élection présidentielle anticipée organisée ce 17 décembre n’est pas assuré. En effet, si aucune majorité ne se dégage au sein du Parlement grec pour le candidat de la droite d’ici à la fin du mois, il faudra organiser des législatives, qui, en l’état des sondages, ont de grandes chances de déboucher sur une victoire du parti d’Alexis Tsipras. Prise de panique – c’est que la gauche effraie les marchés financiers –, la Commission européenne s’est grossièrement ingérée dans le processus électoral grec. Lors d’une émission autrichienne, son président, Jean-Claude Juncker, a déclaré que sa « préférence serait de revoir des visages familiers en janvier » . Pas besoin de décodeur… Quant à Pierre Moscovici, nouveau commissaire européen à l’Économie, il a passé deux jours à Athènes, où il a demandé au Premier ministre conservateur, Antonis Samaras, de « continuer dans la voie de la reconstruction et du développement » . Un socialiste français qui fait la campagne du candidat de droite, ça vous étonne encore ?

Les échos
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