À Thessalonique, la solution, c’est l’autogestion !

[Archives] Abandonnés par leur patron, une vingtaine d’ouvriers ont occupé leur usine et relancé une filière 100 % responsable. Une bataille qui parie sur les réseaux d’entraide locaux et internationaux.

Erwan Manac'h  et  Marie Chambrial  • 22 janvier 2015 abonné·es
À Thessalonique, la solution, c’est l’autogestion !
© Article paru dans le [Hors-série n°61 de Politis](http://www.politis.fr/HS-61-Biens-communs-Le-retour-des,28810.html) (novembre-décembre 2014). Photo : Plutôt que des produits toxiques, les ouvriers produisent maintenant un détergent naturel. Chambrial / Manac’h

Pour comprendre ce qu’était l’usine Vio Me, il suffit de traverser ses immenses hangars stockant encore les matériaux de construction, emballés et prêts à être emportés. Au fond de la cour, une dizaine d’ouvriers patientent en salle de contrôle, dans la chaleur du mois de juillet. Au mur, une télévision retransmet en continu les images des caméras de surveillance. « Nous nous relayons toutes les 8 heures, 24 heures sur 24, afin qu’il y ait toujours au moins deux ou trois personnes dans l’usine, au cas où l’ancien propriétaire tenterait de

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Monde
Temps de lecture : 6 minutes