Banques françaises : Des colosses aux pieds d’argile

Les fleurons bancaires français seraient sortis de la crise de 2008 sans dommages et seraient en excellente santé, si l’on en croit financiers et politiques. Elles sont pourtant loin d’être aussi solides que ça.

Thierry Brun  • 26 février 2015 abonné·es
Banques françaises : Des colosses aux pieds d’argile
© Photo : AFP PHOTO / ERIC PIERMONT, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer

En Europe, il y a la britannique HSBC, prise la main dans un gigantesque scandale de fraudes fiscales et de blanchiment aggravé. En France, il y a BNP Paribas, le Crédit agricole, la Société générale et le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE), quatre mastodontes privés français qui seraient «   too big to fail ». Des banques saines « trop grosses pour faire faillite », affirment à l’envi dirigeants financiers et responsables politiques. Ces géants mondiaux auraient notamment mieux résisté à la crise financière de 2008 et à l’attrait de la finance de l’ombre que leurs homologues étrangères. Ainsi, fin 2014, au terme d’un examen sans précédent des banques européennes réalisé par la Banque centrale européenne (BCE), le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, se félicite de la solidité des établissements français, soulignant leur « sérieux » et leur capacité à « résister à des chocs sévères ». « Les banques françaises se situent dans les meilleures positions au sein de la zone euro. » Répondant dans un courrier aux questions d’Attac France et du site Basta !, la Société générale assure avoir « bien tiré les leçons de la crise » et promet que

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Temps de lecture : 7 minutes