Le nucléaire en panne d’avenir
Le sinistre économique d’Areva, géant français de l’atome, est révélateur des importantes difficultés qu’affronte une filière en déclin mondial.
dans l’hebdo N° 1344 Acheter ce numéro

La catastrophe industrielle était annoncée, mais « c’est plus dramatique encore que ce que nous pouvions imaginer », s’étonne le député EELV Denis Baupin, rapporteur en mai dernier d’une commission d’enquête sur le coût de la filière nucléaire. Mercredi 4 mars, Areva a confirmé une perte colossale de 4,8 milliards d’euros en 2014. Le géant français de l’atome – 40 000 salariés dans une trentaine de pays – paye les erreurs d’une stratégie d’expansion. Le groupe numéro un mondial dans certains secteurs (de l’extraction du minerai à la construction de réacteurs, de la maintenance des installations au retraitement du combustible irradié) a acquis en 2007, pour 1,8 milliard d’euros, la société minière
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