Le retour des « jeunes publics »
Longtemps déconsidéré, le théâtre jeunesse gagne en audace et en créativité. Même lorsqu’il traite d’éducation.
dans l’hebdo N° 1343 Acheter ce numéro

Pour Matthieu Roy et sa Compagnie du veilleur, le théâtre peut tout dire aux jeunes. Surtout ce qui trouble. Ouvert en 2013 avec sa mise en scène de Même les chevaliers tombent dans l’oubli de Gustave Akakpo, programmé dans le In du dernier festival d’Avignon, son cycle « Visage(s) de notre jeunesse » interroge le système scolaire. Sa faculté – ou non – à éduquer ensemble des enfants d’origines différentes. Sa responsabilité en cas de signes de fanatisme religieux chez un élève – thème traité dans Martyr (2012), de l’Allemand Marius von Mayenburg, monté en 2014. Et enfin sa manière de prendre en charge l’éducation artistique et culturelle. Days of nothing, de Fabrice Melquiot, la dernière création de Matthieu Roy, pose cette question avec humour et sans pincettes.
Il n’est pas le seul à faire de la salle de classe le décor de son théâtre. Et parmi ceux qui s’y risquent figurent quelques grands noms du théâtre français. David Lescot, par exemple, artiste associé au Théâtre de la Ville, où il a créé les Jeunes en 2012, pièce en forme de concert de rock dédiée à l’adolescence. En réponse à une commande du théâtre parisien, cet auteur et metteur en scène a créé en janvier 2015
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