Les chefs déco répondent

Les membres de l’Association des chefs décorateurs de cinéma (ADC) ont adressé une lettre ouverte à Fleur Pellerin.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Lors de la cérémonie des César, tous les gagnants n’ont pas exprimé que des remerciements. Thierry Flamand, lauréat du César du meilleur décor, a développé un discours circonstancié contre la politique du gouvernement, évoquant le manque de crédits d’impôt pour le cinéma en France par rapport à d’autres pays européens et les difficultés rencontrées par les studios de Bry-sur-Marne. La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, qui semble préférer les remerciements, lui a répondu sèchement sur Twitter, rappelant qu’elle avait « fait voter une hausse des crédits d’impôt cinéma en décembre » et jugeant l’intervention de Thierry Flamand « toute en mauvaise foi ». Thierry Flamand et l’ensemble des membres de l’Association des chefs décorateurs de cinéma (ADC) lui ont répondu dans une lettre ouverte, le 26 février. Ils y expliquent que les récentes mesures « n’auront pas ou peu d’impact sur les productions françaises et étrangères dont les budgets sont supérieurs à 10 millions d’euros. » Et ils précisent : « Ce sont ces films dont parlait Thierry Flamand, ces films qui emploient un nombre important de techniciens et d’ouvriers les plus qualifiés, notamment dans le domaine de la décoration. Ces films qui sont les plus gros générateurs de retombées économiques. Voilà plus de quinze ans que nous assistons, totalement impuissants, à la délocalisation de la quasi-totalité des “gros” films français, à la casse de notre industrie cinématographique. » Quant aux studios de Bry-sur-Marne (voir Politis du 27 novembre et du 19 janvier), ils affirment que « c’est le rôle de l’État de s’assurer de la survie du site et de son activité  ». « Quel sens, concluent-ils, aurait une politique qui met en place d’importants outils fiscaux destinés à aider le cinéma français et qui laisserait, dans le même temps, fermer son plus bel outil de fabrication ? »


adcine.com

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.