Moindre mal ou politique du pire ?

Loin d’être un rempart, Bachar Al-Assad a tout fait pour transformer une révolution démocratique en jihad.

Denis Sieffert  • 5 mars 2015 abonné·es

Faut-il parler avec Bachar Al-Assad ? La question est posée de façon lancinante depuis que quatre parlementaires français ont fait, en catimini, le voyage de Damas. On peut penser ce qu’on veut de leur équipée, mais elle est tout sauf anecdotique. Je ne sais pas si ces messieurs sont des « pieds nickelés », comme certains l’affirment, ou s’ils prennent leur modeste place dans un projet de plus grande envergure de réhabilitation de Bachar Al-Assad. Les deux ne sont d’ailleurs pas incompatibles. Ce qui rangerait nos voyageurs dans la catégorie peu reluisante des « idiots utiles ». On s’étonne tout de même que le socialiste Gérard Bapt, président de l’Association d’amitié France-Syrie, ne connaisse pas mieux les arcanes et les turpitudes du régime de Damas [^2].

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes