« On pense que la France, c’est le paradis… »

À Valence, dans la Drôme, huit jeunes de 16 à 17 ans sont accompagnés par des associations de soutien aux migrants qui découvrent la problématique des mineurs isolés étrangers. La moitié a subi des tests osseux.

Ingrid Merckx  • 12 mars 2015 abonné·es
« On pense que la France, c’est le paradis… »
© Photo : Ingrid Merckx

Il montre son poignet, puis ses dents. Grand, carré, les traits juvéniles, on lui donnerait 15 ans. C’était à sa descente de l’avion : dans un franglais baroque et précipité, Navjot tente d’expliquer comment ses examens médicaux se sont déroulés. « Minor ! France is good ! », sourit-il en levant le pouce. Les tests osseux, c’est comme un sésame pour ces jeunes étrangers qui viennent seuls en France, sans famille, sans ressources et parfois sans papiers. « Évalués » mineurs, ils sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), censée leur assurer un toit, des repas et un accompagnement socio-éducatif. Majeurs, ils en sont exclus et sont traités comme des étrangers lambda, de nouveau en galère après des semaines,

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