160 signatures contre la GPA

Ingrid Merckx  • 13 mai 2015
Partager :
160 signatures contre la GPA
© Photo: CATHERINE GUGELMANN / AFP

Contre la GPA. 160 personnalités et associations ont signé le 11 mai dans Libération une tribune pour « demander aux gouvernements des nations du monde ainsi qu’aux leaders de la communauté internationale de travailler ensemble à l’arrêt immédiat de la GPA ».

Parmi les signataires : Sylviane Agacinski (photo), philosophe, Michel Onfray, philosophe, Yvette Roudy, ex-ministre des Droits des femmes, et José Bové, député européen. Les signataires internationaux comptent des féministes, des mères porteuses et une femme née de mère porteuse.

« Tous, nous reconnaissons la force du désir de parentalité. Toutefois, comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées , déclarent-ils. Nous pensons que la GPA doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants. La GPA repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies. (…) Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la GPA et la vente et l’achat d’enfants. »

En France, l’initiative « stop surrogacy now » a été relayée par le CoRP , Collectif pour le respect des personnes cofondé par Sylviane Agacinski et présidée par Marie Jauffret, qui entend unir « les gauches écologiste, antilibérale et féministe contre la marchandisation du corps des femmes » .

« Visiblement ce cri d’alarme vient de loin, il vise notamment le classique argument de la “nature” : “Vous êtes infertiles, hétéro ou homo ou encore célibataire, eh ! bien restez-le.”
Je serais curieuse de savoir ce que ces spécialistes vont penser de la greffe d’utérus, une alternative médicale à la GPA »
, riposte la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval dans Libération le lendemain.

A lire : Politis : Mères porteuses, un débat qui divise les féministes .

D’après le site genethique.org, la Manif pour tous a entamé un tour de France de la famille, appuyé par une campagne d’affichage militante, pour « sensibiliser au scandale de la GPA » .

Société
Temps de lecture : 2 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« Rafah sera la honte du monde » : à Paris, mobilisation contre le massacre des Palestiniens
Reportage 15 février 2024

« Rafah sera la honte du monde » : à Paris, mobilisation contre le massacre des Palestiniens

Alors qu’Israël a annoncé une offensive militaire imminente à Rafah, où sont déplacés 1,4 million de Palestiniens, un rassemblement a eu lieu le 14 février dans la capitale devant le ministère des Affaires étrangères pour appeler la France à agir.
Par Pauline Migevant
« Arracher à une actrice des choses qu’elle n’a pas envie de donner est odieux »
Entretien 15 février 2024

« Arracher à une actrice des choses qu’elle n’a pas envie de donner est odieux »

À la suite des propos de Judith Godrèche, Axelle Ropert, réalisatrice et féministe, analyse les graves dysfonctionnements qui affectent le cinéma.
Par Christophe Kantcheff
Menacé d’expulsion, un homme atteint du VIH risque de ne plus pouvoir se soigner
Asile 14 février 2024

Menacé d’expulsion, un homme atteint du VIH risque de ne plus pouvoir se soigner

Visée par une OQTF, la personne pourrait être expulsée vers la République démocratique du Congo. Un pays où « il ne pourra pas bénéficier des soins et du suivi » nécessaires, estiment plusieurs associations mobilisées, pour lesquelles il s’agit d’une « mise en danger avérée ».
Par Chloé Dubois (collectif Focus)
L’arrêt menstruel, « un sujet de société et de santé publique »
Droits 14 février 2024

L’arrêt menstruel, « un sujet de société et de santé publique »

Le Sénat examine ce 15 février un texte qui permettrait aux femmes de bénéficier d’un arrêt de travail et d’un suivi médical en cas de règles douloureuses. Le bilan dressé par les communes ayant testé le dispositif apparaît positif. Mais le texte pourrait être bloqué par la droite.
Par Luna Guttierez