Texte et contexte

On peut craindre que l’autonomie des collèges ne fasse du principal un manager de PME obsédé par les économies.

Denis Sieffert  • 13 mai 2015 abonné·es

Imaginons un instant que Najat Vallaud-Belkacem nous présente sa réforme des collèges dans un climat d’optimisme social, au nom d’un gouvernement débordant d’ambitions éducatives et culturelles, au discours franc et stimulant. Qu’aurions-nous dit ? Que cette idée d’enseignements pratiques interdisciplinaires est excellente ; et que les décloisonnements sont une heureuse initiative. Nous aurions applaudi un projet qui tient compte de l’évolution du monde. Nous aurions allègrement jeté par-dessus bord un « roman national » vieilli et réactionnaire, pour en lire bientôt un autre, fidèle à notre temps. Nous nous serions félicité que l’enseignement cesse enfin de dissimuler les parts d’ombre de notre histoire, le colonialisme et l’esclavage. On se serait contenté de juger sévèrement les attaques d’une droite qui

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes