Les frondeurs dos au mur

Chacun fera comme il voudra, mais il sera difficile après Poitiers de faire encore semblant de croire à un possible changement d’orientation.

Denis Sieffert  • 10 juin 2015 abonné·es

Le rideau est donc tombé sur le pauvre théâtre d’ombres de Poitiers. On pourrait s’en tenir à ce simple constat. Mais, paradoxalement, ce fantomatique congrès du Parti socialiste devrait, a posteriori, avoir une certaine importance. Il marque pour les opposants la fin des illusions, ou des naïvetés. Du moins faut-il l’espérer. Foin désormais des calculs trop savants. Il n’aura échappé à personne en effet que les quelques événements qui méritent de retenir notre attention sont intervenus hors du congrès. En publiant sa diatribe [^2], dimanche dans le JDD, Arnaud Montebourg a, par exemple, joyeusement pourri l’opération « motus et bouche cousue » savamment orchestrée par le tandem Valls-Cambadélis.

On peut d’ailleurs se demander si l’ancien ministre du Redressement productif, en signifiant, l’air de rien, qu’on est plus audible dehors que dedans, n’a

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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