Les lanceurs d’alerte bâillonnés
La directive « secret des affaires » est étroitement associée aux négociations sur le grand marché transatlantique.
dans l’hebdo N° 1359 Acheter ce numéro

En avril dernier, un appel européen demande aux eurodéputés de revoir la directive sur le secret des affaires lors de son examen en Commission des affaires juridiques du Parlement européen. La liste des premiers signataires est impressionnante : on y trouve Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, et Antoine Deltour, lanceur d’alerte dans l’affaire LuxLeaks, aux côtés de Gualtiero Michelini, président de Magistrats européens pour la démocratie et les libertés, Ignacio Fernández Toxo, président de la Confédération européenne des syndicats (CES), Martin Jefflén, président d’Eurocadres, Dominique Guibert, président de l’Association européenne des droits de l’homme (AEDH), et plus de 45 organisations de huit pays.
Pourtant, le texte adopté le 16 juin dans un rapport de la Commission des