Un mal ancien et profond

Mme Le Pen parle à la « France des oubliés ». Mais oubliés par qui, sinon par une partie de la gauche ? Le FN convertit la peur sociale en peur identitaire.

Denis Sieffert  • 28 octobre 2015 abonné·es

Ce n’est même plus un pronostic, c’est comme un événement qui appartiendrait déjà au passé : la défaite du Parti socialiste aux régionales paraît inévitable. Les augures lui prédisent neuf échecs sur les douze régions qui composent désormais la carte de France. Avec, dans ce tableau, quelques situations particulièrement cruelles, comme en Nord-Pas-de-Calais/Picardie et en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, où les socialistes, devancés par la droite et l’extrême droite, risquent de devoir choisir entre un maintien au second tour, qui reviendrait à assurer le triomphe de la famille Le Pen, ou un retrait au profit de Xavier Bertrand et de Christian Estrosi. Et avouons que pour qui se réclame de la gauche, voter Estrosi, c’est vraiment le bout du chemin ! Ce n’est évidemment pas seulement le problème des têtes de liste dans ces régions, deux illustres inconnus, qui vont à l’élection comme saint Sébastien monte au supplice. C’est peut-être

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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