Violences visibles et invisibles

Les violences économique et coloniale ne méritent-elles pas d’être considérées avec le même « statut » que la révolte qu’elles engendrent ?

Denis Sieffert  • 14 octobre 2015 abonné·es

Deux événements, apparemment sans rapport l’un avec l’autre, deux situations géographiquement éloignées, nous ont renvoyés ces jours-ci à un vieux problème familier de l’histoire, qu’elle soit sociale ou coloniale. Celui de la définition de la violence. Ces chemises déchirées de dirigeants d’Air France happés par des salariés en colère et ces coups de couteau portés par des jeunes Palestiniens contre des juifs israéliens à Jérusalem et à Tel-Aviv font appel, dans le récit médiatique, au même vocabulaire. Mon propos n’est évidemment pas de comparer la gravité des actes (les cadres d’Air France n’ont finalement subi qu’une blessure d’ego), et moins encore de chercher à les excuser. Mais ici resurgit

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes