Régionales : Des enjeux locaux et nationaux
Le scrutin de dimanche va élire les conseils de nouvelles régions dotées de compétences importantes. C’est aussi, pour les principales formations politiques, une étape en vue de la bataille de 2017.
dans l’hebdo N° 1380 Acheter ce numéro

Pendant l’état d’urgence, la démocratie continue. Dimanche, la quasi-totalité des électeurs sont appelés à désigner leurs conseillers régionaux dans les douze régions hexagonales, en Guadeloupe et à La Réunion, ainsi que les conseillers territoriaux de l’Assemblée de Corse, de Guyane et de Martinique. Si les enjeux politiques de cette élection sont avant tout locaux, ils sont aussi nationaux, ce rendez-vous électoral, qui intervient dans un pays en proie à la peur depuis les attentats du 13 novembre, étant le dernier avant 2017. La première fonction de ce scrutin de liste à la proportionnelle à deux tours avec prime majoritaire vise à élire des assemblées représentatives, dont les effectifs varient selon la population des régions – de 209 en Île-de-France à 41 en Guadeloupe –, et non des présidents de région comme tend à le faire croire la personnalisation autour des têtes de liste. Ceux-là et leurs vice-présidents seront élus le vendredi