Enfants pervertis du capitalisme

Notre mal vient de plus loin est le texte d’une conférence prononcée par Alain Badiou dix jours après les tueries du 13 novembre, dont il offre une analyse pénétrante.

Christophe Kantcheff  • 20 janvier 2016 abonné·es
Enfants pervertis du capitalisme
Notre mal vient de plus loin, Alain Badiou, Fayard, 63 p, 5 euros.
© MIGUEL MEDINA/AFP

C'était le 23 novembre 2015, dix jours après les attentats à Paris. Alain Badiou donnait une conférence pour, déjà, tenter de les penser – car « on ne doit rien laisser dans le registre de l’impensable ». Depuis, la vidéo de cette conférence a fait le tour des réseaux sociaux. Aujourd’hui, le texte prononcé par le philosophe est publié sous le titre racinien Notre mal vient de plus loin. En quelques dizaines de pages, c’est une vision cohérente du monde que livre Alain Badiou, un monde qui ne compte

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 3 minutes

Pour aller plus loin…

Écrire « après » : une philosophie révolutionnaire
Idées 3 avril 2026 abonné·es

Écrire « après » : une philosophie révolutionnaire

Yuna Visentin retrace l’histoire des pensées juives pour affirmer leur force dans les luttes pour l’émancipation humaine et l’égalité. En premier lieu à l’égard du peuple palestinien.
Par Olivier Doubre
« La France est assez équipée pour accueillir les enfants retenus dans les camps en Syrie »
Entretien 1 avril 2026 abonné·es

« La France est assez équipée pour accueillir les enfants retenus dans les camps en Syrie »

Dans la bande dessinée En quête de liberté, coécrite avec la journaliste Gaële Joly, la jeune femme de 26 ans forcée à rejoindre Daech à 15 ans raconte son parcours. Un témoignage inédit qui souligne les impensés de la justice et de la politique française en matière de rapatriement des familles parties en Syrie.
Par Salomé Dionisi et Olivier Doubre
« Pour la Maison Blanche, la guerre devient un jeu qui tourne en dérision la mort de l’ennemi »
Entretien 27 mars 2026 abonné·es

« Pour la Maison Blanche, la guerre devient un jeu qui tourne en dérision la mort de l’ennemi »

Les images de guerre ont radicalement changé de nature. W. J. T. Mitchell, l’un des grands théoriciens américains des visual studies, décrypte les politiques de l’image qui anesthésient et pourquoi certaines résistent encore aux instrumentalisations.
Par Juliette Heinzlef
Trahison d’un État protecteur : anatomie d’un ressentiment
Essai 25 mars 2026 abonné·es

Trahison d’un État protecteur : anatomie d’un ressentiment

Le sociologue Alexis Spire interroge la défiance croissante des gouvernés vis-à-vis de l’État et des politiques de protection sociale, soumises aux attaques des politiques néolibérales.
Par Olivier Doubre