Quelle gauche pour demain ?

Les reniements de François Hollande ne profitent à aucun de ceux qui les ont dénoncés. Répondre à cet enjeu devrait être la principale préoccupation des écologistes d’EELV et des formations du Front de gauche.

Michel Soudais  • 20 janvier 2016
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Quelle gauche pour demain ?
© Photo : JOEL SAGET / AFP

Le gouvernement et le PS s’éloignent toujours plus des rivages de la gauche. Mais les renoncements et reniements de François Hollande ne profitent à aucun de ceux qui les ont dénoncés, qu’ils l’aient fait avec vigueur ou mezza voce, dès 2012 ou après une expérience gouvernementale. Il y a là un paradoxe qu’il faudra bien expliquer si on veut le surmonter et ne pas se retrouver demain, en 2017, dans un pays d’où toute gauche digne de ce nom aurait disparu des institutions.

Répondre à cet enjeu devrait être la principale préoccupation des écologistes d’EELV et des formations du Front de gauche. Il leur faudra se réinventer s’ils veulent être en mesure de peser. Et d’abord réenchanter la politique. Car les forces existent pour porter des projets alternatifs. Les mobilisations pour le climat de ces derniers mois, autour d’Alternatiba notamment, l’ont montré. L’engagement de dizaines de milliers de militants autour d’objectifs concrets à caractère social, écologique ou tout simplement démocratique ne faiblit pas. Comment faire de ce foisonnement d’initiatives une force politique ? Les réponses, dans ce dossier, ne ferment pas le débat. Car, si les propos que nous avons recueillis d’Olivier Dartigolles, Éric Coquerel, Clémentine Autain et Pierre Larrouturou peuvent paraître convergents, nous n’ignorons pas qu’ils ont, sur la présidentielle, des approches différentes. Et nous ferons entendre d’autres voix dans les semaines à venir.

Politique
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