Le terrorisme et les garçons
En montant Poignard, du Brésilien Roberto Alvim, le Groupe M.I.A.O.U. aborde la radicalisation avec un subtil mélange d’humour et de noirceur. Mettant à distance la violence actuelle sans pour autant la minimiser.
dans l’hebdo N° 1390 Acheter ce numéro

© Soledad Pino
D’un côté, il y a ceux qui profitent du système : un homme d’État influent (Adrien Gamba--Gontard, dont le rire glacial et la fausse désinvolture installent d’emblée le trouble) et un entrepreneur (Guillaume Perez, confondant d’ingénuité dans son machiavélisme) prêts à tout pour relancer l’économie en berne de leur pays. De l’autre, il y a des jeunes, une bande de désœuvrés. Il faut parfois se servir d’un poignard pour se frayer un chemin, du Brésilien Roberto Alvim, s’inscrit clairement dans une veine brechtienne.
Dès la scène d’ouverture, où les deux puissants décident de monter un faux groupe terroriste pour justifier le renforcement du pouvoir en place, une opposition entre un capital tout-puissant et une jeunesse sans défense se -dessine avec force. Avant d’être brouillée par un jeu d’intérêts
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