Quatre-vingt économistes réclament la fin de la « thérapie de choc »

Erwan Manac'h  • 11 février 2016
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Quatre-vingt économistes réclament la fin de la « thérapie de choc »
© Photo : RALF HIRSCHBERGER / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE/AFP

« Il est possible de réenchanter l’avenir, y compris en matière économique. » Quatre-vingts économistes keynésiens signaient mercredi 10 février une tribune dans Le Monde pour défendre une rupture radicale avec la politique économique menée en France et « sortir de l’impasse ».

La « thérapie de choc appliquée en Europe du sud » – baisse des dépenses publiques et compression des salaires – a fait la preuve de son inefficacité, jugent-ils. Elle s’accompagne selon eux d’une « logique de mépris généralisé », des chômeurs, des pauvres, des fonctionnaires et des travailleurs.


Ils proposent à revers un « plan de sortie de crise » représentant 40 milliards d’euros d’investissement public par an en France, « financé par le redéploiement de sommes consacrées au pacte de responsabilité, dont l’échec en matière d’emploi et d’investissement est patent ».

Ils prônent donc un plan d’investissement, à l’échelle européenne, destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre, construire des logements, soutenir l’éducation et la santé. Le tout en appui sur l’économie sociale et solidaire, les services publics comme les entreprises privées.

La rupture avec « les règles néolibérales qui font que l’Union est devenue le grand malade de l’économie mondiale » passe également selon eux par une hausse de 10 % des bas revenus.

Avant de conclure :

Il est temps de mettre en œuvre une politique économique alternative

Lire > « La relance, ça marche ! » : les 7 propositions de la gauche du PS

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