L'Espagne toujours sans gouvernement

Le vote d'investiture prévu ce vendredi devrait de nouveau se solder par un échec.

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Pablo Iglesias, leader du parti anti-austérité Podemos, comme les conservateurs du Parti populaire (PP) ont confirmé vendredi 4 mars leur opposition à la formation d’un gouvernement socialiste-centriste, alors qu'une deuxième séance d’investiture est prévue dans la soirée. Près de trois mois après les législatives, l’Espagne n’a donc toujours pas de gouvernement.

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Depuis décembre 2015, les partis politiques représentés à la Chambre basse du Congrès jouent le jeu des alliances, sans que cela n’aboutisse à l'installation d’un président du gouvernement. Mercredi, le candidat Pedro Sanchez, secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) n’a pas obtenu les 176 voix requises, constituant la majorité absolue au Parlement. 219 députés, issus de Podemos, de la droite de Mariano Rajoy (PP), et des indépendantistes ont voté contre le socialiste, qui s'est allié aux centristes de Cuidadanos.

Un résultat sans surprise, pour M. Rajoy, chef du gouvernement en fonction, qui aurait reproché aux PSOE d’avoir «gaspillé un mois à distribuer des promesses et des espoirs», selon des propos rapportés par Le Monde.

Pour les membres de Podemos, l’accord signé entre les socialistes et les centristes, prévoyant des réformes jugées trop libérales, n’est pas acceptable.  Ils ont donc une fois de plus formulé leur refus d’accorder leur voix à Pedro Sanchez. Ce nouveau vote, prévu ce soir aux alentours de 19h, devrait donc se solder par un nouvel échec.

Cependant, Podemos se dit prêt à rediscuter d’une coalition de la gauche à partir de lundi, envisageant ainsi la possibilité d’un scénario d'une investiture à la majorité simple. Si les partis ne s’entendent pas d’ici le 2 mai, de nouvelles élections seront organisées le 26 juin.

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Photo : AFP / PIERRE-PHILIPPE MARCOU - Pablo Iglesias prononce un discours le 2 mars 2015 au Parlement espagnole, à Madrid.

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