Primaires aux USA: une majorité d'électeurs climato-sceptiques

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L’université américaine de Yale, dont les chercheurs scrutent depuis des années l’évolution des mentalités du pays sur la perception du changement climatique, viennent de publier les résultats de l’étude menée sur les Américains qui ont participé aux votes du « Super Tuesday » ( treize États). Elle porte aussi bien sur les électeurs Démocrates que sur les Républicains. Les résultats de cette enquête, qui diffèrent peu d'un État à l'autre, montrent la persistance de nombreux Américains à refuser la lutte contre le réchauffement climatique.

La première question visait à savoir si les personnes interrogées croyaient à la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique. Le résultat va de 42 % dans le Wyoming à 52 % dans le Vermont. Le pourcentage reste inférieur à 50 % dans dix Etats. Soit, après le « champion » du déni, et dans l'ordre, l’Alabama, l’Arkansas, l’Oklahoma, l’Alaska, le Tennessee, la Géorgie, le Minnesota, le Texas et la Virginie. Seuls trois États atteignent ou dépassent de peu la moyenne.

La seconde question posée demandait aux personnes interrogées si elles croyaient au réchauffement climatique, qu’il soit d’origine humaine ou simplement naturelle. Les résultats font apparaitre un climat-scepticisme dans un grand nombre d’États. Le pourcentage répondant affirmativement aux enquêteurs est en dessous de la moyenne pour douze des treize États concernés, seul le Wyoming dépassant de peu cette moyenne, avec 51 % des électeurs. Chiffres qui confirment le climato-scepticisme de nombreux Américains. Sur cet échantillon, l’enquête fait apparaitre que par rapport à l’enquête menée par l’Université de Yale en 2014 sur 16.000 personnes, les adversaires de la lutte contre le réchauffement climatique seraient en augmentation. Commentaire des chercheurs de l’Université :

Ces statistiques tendent à prouver que les candidats à l’élection américaine, notamment ceux des Républicains ont raison de continuer à rejeter les réalités affirmées par la science climatique. Ce qui n’est pas particulièrement encourageant.

Les chercheurs rappellent également que si une étude menée parmi les scientifiques, au niveau intergouvernemental, montrait que 95 % des scientifiques considèrent que les activités humaines sont responsables des conséquences dramatiques du réchauffement depuis 1950, seule une moyenne de 48 % des Américains vivant dans les Etats du « Super Tuesday » partageaient cette opinion, ceux qui pensent le contraire étant majoritaires.


Photo: ERICH SCHLEGEL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

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