Super Tuesday : Trump et Clinton font la course en tête

Le traditionnel « Super Tuesday », souvent décisif dans la course à l’investiture, a confirmé la domination d’Hillary Clinton, chez les Démocrates, et de Donald Trump, dans le camp républicain.

Léa Esmery  • 2 mars 2016
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Super Tuesday : Trump et Clinton font la course en tête
© Photo : KAY NIETFELD / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP

Côté démocrate, Hillary Clinton remporte pas moins de huit États sur les douze en jeu : l’Alabama, l’Arkansas, la Géorgie, le Massachusetts, le Tennessee, le Texas, la Virginie et l’archipel des Samoa. La candidate démocrate récolte les fruits de sa stratégie, visant à s’appuyer sur les votes des minorités noires et hispaniques.

Son principal rival, Bernie Sanders est sorti vainqueur dans son fief du Vermont, mais aussi dans le Colorado, le Minnesota et dans l’Oklahoma. Le sénateur, qui tient un discours très à gauche, et recueille l’adhésion des jeunes, a choisi de s’exprimer depuis le Vermont, rappelant que « cette campagne n’a pas pour seul objectif d’élire un président », mais qu’il s’agit de « faire une révolution politique ».

Côté républicain, c’est Donald Trump qui l’emporte dans sept Etats : l’Alabama, l’Arkansas, la Géorgie, le Massachusetts, le Tennessee, le Vermont et la Virginie. Le candidat « anti-establishment » conforte son avance sur les cinq autres candidats de son parti. Il pose maintenant un problème inattendu à l’appareil du parti Républicain qui voyait en lui un trublion.

L’ultraconservateur Ted Cruz parvient tout de même à s’imposer dans son fief, le Texas, mais aussi dans l’Oklahoma et en Alaska. Quant à Marco Rubio, sénateur de Floride, il n’a remporté qu’un seul Etat : le Minnesota. Ted Cruz a appelé les candidats républicains à se rassembler derrière lui afin de créer un front unifié face à Donald Trump.

C’est donc un duel Trump-Clinton qui se dessine. Sauf surprise de taille, Hillary Clinton devrait s’imposer dans la course à l’investiture pour la Maison Blanche. Ce n’est pas tout à fait joué en revanche pour Donald Trump qui peut encore chuter, à condition que ses rivaux parviennent à se regrouper derrière l’un d’entre eux. Ce qui n’est pas gagné. D’autant que Trump n’hésite pas à adopter certaines positions sociales face à des adversaires ultra-libéraux.

Monde
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