Dossier : Gauche : des stratégies divergentes

Gauche : des stratégies divergentes

La gauche opposée au gouvernement part pour 2017 en ordre dispersé.

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Le temps a eu raison de l’illusion d’une primaire des gauches et des écologistes. Le vote des assemblées régionales d’EELV sur les motions en débat à son congrès a jeté une ultime pelletée de terre sur cette procédure qui visait à sélectionner un candidat, et un seul, pour représenter la gauche à la présidentielle de 2017. Auparavant, la direction du PCF, sous la pression de ses militants, y avait déjà mis une condition – la non-participation de François Hollande ou des représentants de sa politique – inacceptable pour Solférino. La primaire sur laquelle le conseil national du PS doit définitivement se prononcer le 18 juin ressemblera, si elle a lieu, à celle de 2011.

Parmi les opposants de gauche au libéralisme fort peu social du gouvernement, on recense déjà quatre candidats déclarés : Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA), Bastien Faudot (MRC) et Jean-Luc Mélenchon. Et la liste n’est pas close… EELV, dont le congrès s’achèvera les 11 et 12 juin à Pantin, envisage « une candidature de l’écologie ». Sauf surprise, le 37e congrès du PCF, qui se tient cette fin de semaine, devrait se clore le 5 juin sur un appel à débattre d’un socle commun susceptible de déboucher sur une candidature qui ne soit pas celle de Mélenchon, lequel n’entend aucunement renoncer. Le même jour, le candidat de « la France insoumise », fort des 108 000 soutiens recueillis sur son site de campagne, a prévu de lancer pleinement sa campagne avec un rassemblement place Stalingrad, à Paris. Liés en 2012 par une stratégie commune nommée « Front de gauche », Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon divergent désormais nettement sur celle qu’il convient de mettre en œuvre.


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