Indignations sélectives : Violences anti-syndicales

Coup sur coup, les sièges de la CFDT et de la CGT ont été vandalisés.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Après la CFDT, la CGT… Coup sur coup, les sièges des deux organisations syndicales ont été vandalisés. L’une et l’autre ont vu leurs portes et plusieurs vitres cassées dans des circonstances toutefois sensiblement différentes. Les locaux de la CFDT ont été attaqués le jeudi 23 juin, un peu après 21 heures, en plein jour donc, sur le passage d’une « manifestation sauvage » rassemblant 500 jeunes gens opposés à la loi travail ; « c’est fini de trahir », ont bombé à la peinture les casseurs sur les vitres du syndicat. L’attaque du siège de la CGT, elle, est l’œuvre d’un tout petit commando – deux à trois personnes cagoulées ; il a agi dans la nuit de vendredi à samedi après avoir escaladé les grilles de clôture de la centrale et n’a donné aucune justification à son geste. Ces dégradations, qui témoignent d’un inquiétant climat de violence, ont été dénoncées de tous côtés comme « une atteinte intolérable à la démocratie sociale » (Manuel Valls), même s’il faut bien noter que les responsables politiques de droite ont été plus enclins à condamner celles subies par la CFDT que celles visant la CGT. Et quand, à l’issue d’une manif, le 20 avril à Lille, le local de la CNT avait été saccagé, sa porte défoncée, les protestations avaient été très rares. Il est vrai que les casseurs étaient… de la police.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.