Barroso décroche la pantoufle d’or

L'ex-président de la Commission européenne est recruté par la banque d'affaires Goldman Sachs.

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L’annonce par Goldman Sachs, le 8 juillet, de l’embauche de José Manuel Barroso a déclenché une pluie de critiques, surtout à gauche. L’ex-président de la Commission européenne (2004-2014) devient président non exécutif des activités internationales de la sulfureuse banque d’affaires américaine. Recruté au siège londonien pour son carnet d’adresses et sa connaissance des rouages européens, il est chargé de préparer la banque aux conséquences du Brexit. 

Ce pantouflage de l’ancien patron de l’UE, fait grand officier de la Légion d’honneur par François Hollande, révèle un peu plus la nature oligarchique de l’Europe et la collusion de ses dirigeants avec le monde de la finance et des affaires. Avant lui, Neelie Kroes, commissaire à la Concurrence puis au Numérique avait aussi défrayé la chronique en passant chez Uber. Informé par M. Barroso de sa nomination, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, n’a pas souhaité faire de commentaires. En réponse aux critiques, un porte-parole de la Commission a rappelé que « tous les anciens membres […] restent liés par les obligations d’intégrité, de discrétion et de secret professionnel ». Dans l’UE, tout est une question de confiance…


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