La débandade des pro-Brexit

Deux semaines à peine après leur victoire, les partisans du « leave » se retrouvent déjà amputés de deux de leurs leaders.

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Deux semaines à peine après la victoire du « leave » au référendum sur le Brexit, les partisans de la sortie se retrouvent déjà amputés de deux de leurs leaders : Boris Johnson, ancien maire de Londres, et Nigel Farage, président de l’Ukip (The United Kingdom Independence Party), parti europhobe et anti-immigration. À quelques jours d’intervalle, ils ont tous les deux annoncé vouloir renoncer à la responsabilité d’accompagner la Grande-Bretagne vers la sortie de l’Union européenne. Alors que David Cameron annonce sa démission, dès le 24 juin, pour permettre à son pays de se trouver « un nouveau leader pour prendre cette direction », Boris Johnson, pressenti un temps pour lui succéder, a renoncé le 30 juin. « Après avoir consulté mes collègues, et considérant les circonstances au Parlement, j’en ai conclu que cette personne ne pouvait pas être moi », avait-il sommairement expliqué. Et voilà que lundi Nigel Farage a suivi la même voie en annonçant sa volonté de démissionner de la tête du parti qu’il a cofondé en 1993, considérant avoir atteint son objectif : « Pendant la campagne du référendum, j’ai déclaré que je voulais récupérer mon pays. Maintenant, je dis que je veux récupérer ma vie. » Des propos qui confirment que ces artisans du pro-Brexit n’ont prévu aucune stratégie en cas de victoire. Dans l’incapacité d’assumer, Boris Johnson comme Nigel Farage abandonnent un navire en ­perdition.


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