Non, on ne peut pas virer un lanceur d’alerte !

Politis  • 7 juillet 2016
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Non, on ne peut pas virer un lanceur d’alerte !
Antoine Deltour, à gauche, condamné par la justice luxembourgeoise à douze mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende, aux côtés de la statue d'Edward Snowden, œuvre de l'artiste italien Davide Dormino. Photo : CITIZENSIDE / Claude TRUONG-NGOC / citizenside.

La Cour de cassation a annulé le 30 juin le licenciement d’un salarié de l’association guadeloupéenne Agrexam, mis à la porte pour avoir dénoncé des tentatives d’escroquerie ou d’extorsion de fonds. La plus haute juridiction invoque la liberté d’expression et établit ainsi une jurisprudence protectrice pour les lanceurs d’alerte. La justice luxembourgeoise avait condamné, la veille, les deux lanceurs d’alerte de l’affaire LuxLeaks à 9 et 12 mois de prison avec sursis, tandis que les responsables du système d’évasion fiscale qu’ils avaient mis au jour, eux, n’ont pas été poursuivis.

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