Péchés d’orgueil

Avec ses Damnés, Ivo van Hove n’arrive pas à la hauteur de Visconti. Et Angelica Liddell pratique la provocation avec trop d’arrogance.

Gilles Costaz  • 13 juillet 2016 abonné·es
Péchés d’orgueil
© Christophe RAYNAUD DE LAGE

_L__es Damnés,_ qui a ouvert le Festival d’Avignon dans l’auguste Cour d’honneur du palais des Papes, est un beau spectacle… qui ne laissera pas beaucoup de souvenirs. Car à quoi bon transposer le scénario d’un grand film de Visconti pour en faire un objet dramatique certes séduisant mais qui se situe à des encablures de l’œuvre qui l’a inspiré ?

On comprend que la Comédie-Française se soit lancée passionnément dans l’aventure : pour les acteurs, c’est une autre manière de travailler, une confrontation avec des technologies pas toujours simples en

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Théâtre
Temps de lecture : 3 minutes