« Nocturama », de Bertrand Bonello : Poétique de l’explosion

Dans Nocturama, Bertrand Bonello compose un tableau plus métaphorique que politique d’une jeunesse capable de commettre un attentat.

Christophe Kantcheff  • 31 août 2016 abonné·es
« Nocturama », de Bertrand Bonello : Poétique de l’explosion
© Photo : Carole Bethuel

En mai dernier, la rumeur disait que Nocturama, le nouveau film de -Bertrand Bonello (L’Apollonide, Saint Laurent), avait été non sélectionné à Cannes à cause de son sujet. Certains, il est vrai, semblent embarrassés face à Nocturama, qui touche directement à notre actualité tragique. On y voit un groupe de jeunes gens exécutant un attentat terroriste à Paris. Le film devait initialement s’intituler Paris est une fête. Mais, entre-temps, à la suite des massacres du 13 novembre, le roman d’Hemingway ayant été brandi comme signe de résistance à l’horreur, garder ce titre plaçait le film dans un champ symbolique surdimensionné et, en outre, assez étranger à ce qu’il est.

Si Nocturama

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Cinéma
Temps de lecture : 3 minutes