Tous contre Hollande
Coup sur coup, trois anciens ministres du gouvernement viennent de se déclarer dans la course électorale, critiquant sévèrement le chef de l’État, mais sans parvenir à se concerter.
dans l’hebdo N° 1416 Acheter ce numéro

Cela ressemble à un tir groupé. Coup sur coup, trois anciens ministres de François Hollande viennent de se déclarer candidat à sa succession. Et pour justifier leur candidature, tous font feu sur leur ancien capitaine, lui refusant leur soutien et lui déniant jusqu’à la possibilité de se représenter. À l’orée d’une année dominée par l’échéance présidentielle d’avril 2017, l’anti-hollandisme a gagné la gauche.
Benoît Hamon a tiré le premier. Trois jours après avoir pris de court ses petits camarades en se déclarant au JT de France 2, l’ancien ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et éphémère ministre de l’Éducation, résumait ainsi dans un entretien à L’Indépendant (19 août) pourquoi, à ses yeux, le président de la République n’était « pas le bon candidat » pour le PS : « Je crois fondamentalement que la capacité de François Hollande à réunir sa famille politique est émoussée, je pense qu’il est trop tard pour lui aujourd’hui. […] Dans beaucoup de domaines, l’économie, le social, il n’a même pas essayé une politique de gauche. Il est trop tard pour qu’il recrée une relation de confiance avec son électorat. »
Le lendemain, c’était au tour de Cécile Duflot d’annoncer sa candidature à